Vu sur : luc-olivier.com

- Les performances
- La logique du Retour sur Investissement (ROI)
- Le ciblage comportemental
J’en développe les fondements, ici.
Les campagnes s’appuyant sur du ciblage comportemental affichent des performances 2 à 3 fois supérieures aux campagnes classiques. Cibler les annonces publicitaires en fonction des intérêts et du comportement de l’utilisateur permet en effet de toucher une audience attentive au message transmis et d’augmenter la pertinence et donc la performance des campagnes publicitaires en ligne.
Ce commentaire, que vous pourrez trouver à la fin de cet article, portait sur le côté sans doute “intéressé” des acteurs et négociants supports (agence, régie, …) et des donneurs d’ordre (les clients, marques, …).
Dans mes articles, j’ai souvent évoqué l’erreur stratégique que pouvait représenter le fait de se cristalliser sur l’idée de vouloir systématiquement rattacher une vente (ou une demande) à une action de communication (pub, mailing, affiche, site web, …) et de se servir de ce type d’élément de mesure pour juger de la validité des actions entreprises.
Dans la volonté “marketing” d’intéresser les revendeurs d’espace d’insertion de pub ou de donner des arguments de validité aux donneurs d’ordres, la pratique du super-ciblage masque au moins 2 phénomènes importants du marketing et de la communication :
- le mécanisme de l’impact
- le mécanisme de la confiance.
Ils oublient également de rappeler un ingrédient essentiel : un message est composé d’un contenu et d’un contenant. Et, si l’on connaît très bien le phénomène de saturation que provoque des contenus ressemblant rapidement les uns des autres, on néglige très souvent d’évoquer le phénomène de saturation lié au contenant. Oui, le média vit actuellement une forte période de saturation, ce n’est pas un phénomène nouveau. Et il semble que les phases de saturation se rapprochent de plus en plus (lire mon commentaire en annexe qui évoque ce phénomène).
Plutôt que de faire de la théorie, voyons un exemple « imaginaire »
La société MAMATOO lance un nouveau produit, le PAPOBEST.
Elle a fait son étude de marché et sait que 60 % de ses acheteurs potentiels se situent dans les catégories sociales suivantes :
- 45 à 58 ans
- Revenu moyen
- Urbain
Soit dit en passant, n’oublions pas que l’on ne capte jamais qu’un pourcentage du pourcentage.
Donc, notre société MAMATOO cherche des supports qui s’adressent à ces catégories sociales.
Elle trouve 2 magazines papier, 50 sites web grand public et 2 fichiers qualifiés au plan national.
Elle achète de la pub dans ces 2 magazines et ces 50 sites web. Elle fait envoyer des emailing et du mailing papier aux deux fichiers. Elle tente de faire passer des communiqués de presse aux 2 supports.
Et, après avoir dépensé un peu de sous, au bout d’un mois, elle a un certain résultat mais ce n’est pas la folie.
ET SURTOUT, elle constate dans ces chiffres de vente qu’une fois sa campagne terminée, les résultats s’effondrent !
POURQUOI ?
En fait, MAMATOO a commis au moins 3 erreurs majeures :
Les relais directs sont ceux qui vont acheter pour compte (cadeau ou achat relais). Les relais indirects sont ceux qui vont relayer l’information à destination d’intéressés potentiels ou non potentiels.
Sauf que notre acheteur potentiel, n’ayant jamais vu ni entendu parlé du produit auparavant, ne sait pas s’il peut avoir confiance.
Notre acheteur potentiel a vu le produit uniquement dans ou via des médias qu’il sait ne s’adresser qu’à ses catégories sociales. Or notre acheteur potentiel n’est pas neu-neu. Il voit bien que les pubs disséminées un peu partout dans ces médias là sont adressées : à lui et/ou à ses colocataires de catégories. Que pense-t-il de ces pubs ou publirédactionnels ? Que c’est confortable qu’on l’inonde de pubs qui lui sont destinées ? Oh, la horde de loup bavants courant après leur clientèle !
Quand on vend en ne pensant qu’à vendre, on perd !
Cette règle, la voici, dans plusieurs déclinaisons :
- Pour vendre, il ne faut pas chercher à vendre.
- L’achat est une conséquence de la confiance.
- Vendre absolument provoque systématiquement des erreurs stratégiques.
- Ne vous occupez pas du chiffre d’affaires, occupez-vous des clients !
- Ne cherchez pas des clients, cherchez des relais. Quand vous trouvez 1 client, vous n’avez qu’un client qui, peut-être, deviendra un relais, mais sans garantie. Quand vous trouvez 1 relais, vous trouvez 2, 5, 15 clients.
- L’argent est un instrument d’échange basé sur la confiance. La confiance qu’on y place correspond essentiellement à ce qu’on en a obtenu en contre-partie. Négligez la contre-partie et vous ne gagnerez pas d’argent.

Merci de m’avoir cité dans votre article!