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Ca y est : la courbe de vente des e-books a dépassé les courbes de vente des livres physiques.
Cerise sur le gâteau : le lecteur d’e-books, le Kindle, a été le cadeau le PLUS VENDU dans cette période de Noël.
Pour le moment, le Kindle ne « lit » que des livre américains. Nul doute qu’il va arriver très vite en France et bouleverser le marché du livre qui reste protégé par la fameuse loi Lang.
A la suite de cet article, Fadhila Brahimi (@fbrahimi sur Twitter) m’a signalé l’article de Télérama qui dit que malgré l’annonce d’amazon, le livre papier n’est pas encore détrôné. Certes, mais l’annonce d’amazon ne concernait que les propres ventes de livres d’amazon ! Quoi qu’il en soit, je pense que les éditeurs, d’une manière générale ont du souci à se faire à propos des livres numériques (les e-books) surtout quand Apple aura sorti sa tablette rendant les mêmes services (et plus probablement) que le Kindle d’amazon. Tout cela agrandira le marché du livre numérique au détriment du livre papier. Seuls les auteurs sortiront leur épingle du jeu. Voici l’article un peu « aigre » de Télérama, de Thomas Bécard :
Au lendemain de Noël, les communiqués autosatisfaits des marchands en ligne tombent comme les aiguilles d’un sapin abandonné sur un trottoir. On a envoyé un million de colis en décembre, nous dit Pixmania – bravo ! Les particuliers ont mis en vente 30% d’objets supplémentaires par rapport à l’année dernière, indique Priceminister – magnifique ! On a vendu plus de livres numériques pour le Kindle que de livres physiques le jour de Noël, s’enthousiasme Amazon.com – vraiment topissime. Cette dernière information a beaucoup retenu l’attention des médias du monde entier, certains n’hésitant pas à la qualifier carrément d’« événement historique », d’autres parlant du « sacre » du livre numérique.
A voir. Tout d’abord, il faut souligner qu’Amazon ne donne aucun chiffre – notamment pas le nombre de livres vendus le 25 décembre et les jours précédents, ce qui serait pourtant utile pour établir une comparaison (1). Car on se doute que peu d’internautes
commandent des livres physiques pile le jour de Noël – un peu tard pour faire un cadeau. Par contre, tous les gâtés qui ont reçu un lecteur électronique Kindle doivent avoir envie de garnir leur nouveau joujou en livres numériques et se rendent donc sur la seule boutique où ils ont le droit d’en acheter : celle d’Amazon, qui contient pour l’instant 390 000 références, pour la plupart en anglais.
On peut aussi remarquer que ce communiqué fanfaronnant d’Amazon intervient quelques jours après qu’un hacker israélien a annoncé avoir cracké le DRM du Kindle – le verrou électronique qui limite le transfert d’un livre électronique vers un autre appareil. Car en fait, comme le fait remarquer le site Techdirt, les internautes n’ont pas vraiment « acheté » leurs ebooks. L’acte s’apparente plutôt à une location à durée indéterminée, puisqu’un livre numérique acheté sur Amazon.com ne peut être ni revendu ni même donné.
En fait, dans un marché encore balbutiant, déjà assez concurrentiel – la fameuse « tablet » d’Apple, un mini-ordinateur composé d’un écran tactile, qui aura notamment une fonction de lecteur d’ebooks, pourrait notamment être dévoilée sous le nom « iSlate » le 26 janvier – Amazon joue la carte de la méthode Coué. Pourquoi pas.

la concurrence s’organise mais Amazon détient une bonne longueur d’avance